Coordination : Christelle
Pasturel

Le « contexte politique » a vite été balayé. « Sur le Parti socialiste, je dirai juste un fait non polémique qui est un fait précis et incontestable : ce sont 6,7 millions de voix qui ont été perdues depuis le premier tour de l’élection présidentielle », a-t-elle commenté, lapidaire. Plutôt que de s’appesantir, Ségolène Royal a jugé que cette situation devait renforcer la « volonté de travail, de dialogue, d’écoute et de proposition ».
Pour montrer qu’elle-même se focalise sur le fond, Ségolène Royal a animé une rencontre studieuse sur « l’après-crise », avec des intervenants de qualité : l’ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali, les économistes Philippe Aghion et Jean-Paul Fitoussi, ou encore Jacques Barbier, président du Réseau Eco-industries de Poitou-Charentes, venu vanter le bilan vert de sa « présidente » de région. Au printemps, Désirs d’avenir avait déjà planché sur la fraternité et l’Afrique. A l’automne, l’association se penchera sur l’économie verte, l’éducation et la « politique de civilisation », un concept du sociologue Edgar Morin dont Nicolas Sarkozy
Pendant que les socialistes s’écharpent sur la refondation du PS, que ses anciens soutiens, Vincent Peillon, Manuel Valls et quelques barons locaux, négocient des postes avec la direction du parti, Ségolène Royal poursuit donc sa route en solitaire, un pied dans le parti, un autre dehors. Pour mieux neutraliser les ambitions des jeunes lions, elle affiche sa réconciliation avec Martine Aubry. Après la défaite, celle-ci est venue lui offrir, dans ses bureaux parisiens, la vice-présidence de l’Internationale socialiste. Ses voyages destinés à asseoir sa crédibilité présidentielle se voient ainsi légitimés.
Les ex-rivales ont déjeuné ensemble hier midi à l’occasion d’une rencontre entre la première secrétaire et les présidents de région socialistes à la questure de l’Assemblée nationale pour préparer les élections de mars 2010. L’échéance clé pour Ségolène Royal. Les têtes de liste seront désignées fin septembre. Selon un participant, « il y a toutes les chances que tous les présidents de région PS se représentent ». « Je ne ferai qu’une seule exception, à titre personnel, avec Georges Frêche », le président du Languedoc-Roussillon exclu du PS, a souligné Martine Aubry.
Alain Touraine, sociologue, est connu et traduit dans le monde entier. Ses premiers travaux ont porté sur l’évolution du travail dans les usines Renault.
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